mes films documentaires

Pour un dollar par jour

52 minutes, 1995
diffusion France 2

Auteur : Patrick Benquet
Réalisation : Patrick Benquet
Montage : Josiane Zardoya
Production : Telma
(Paul Rosenberg)

Prix de la Fondation pour l'Intégration Républicaine 1996,
Sélectionné aux "Rencontres média Nord-Sud" de Genève 1996.
En Vendée, Marie-France, 48 ans, a travaillé pendant 28 années dans la confection. Il y a 2 ans elle a été licenciée des établissements Newman. Sa vie s'est effondrée. Depuis, et comme beaucoup d'autres dans la région, son usine a fermé. Le travail est parti à l'étranger.

Au Bangladesh, Rachida, 26 ans, travaille depuis l'âge de 12 ans dans une de ces nouvelles usines où se fabriquent désormais les vêtements vendus en France. Grâce au salaire de un dollar qu'elle gagne chaque jour, sa vie s'est profondément transformée.

Au Bangladesh, une nouvelle vie commence. En France une vie se défait.

En perdant son travail, Marie-France est renvoyée à son ménage. En trouvant son emploi Rachida sort de sa maison et découvre la vie.

Rachida gagne 210 francs par mois. Elle travaille 10 heures par jour, 7 jours par semaine. "C'est dur mais avoir un salaire, c'est important".
L'usine, malgré ces conditions difficiles, reste une chance : si elle n'avait pas trouvé ce travail, Rachida serait obligée de casser des briques dans la rue, spectacle traditionnel dans ce pays où elles sont des dizaines de milliers au bord des routes et des rivières à écraser des briques ou des pierres pour la fabrication du béton.

Elles sont désormais des centaines de milliers à envahir chaque matin les rues de Dhaka pour se rendre au travail, nouveauté dans un pays musulman où les femmes sont traditionnellement confinées à la maison.

"Le travail c'est très important pour moi" dit Rachida.

Et comme en écho Marie-France répond : "Je ne conçois pas ma vie sans travail".
Les deux femmes sont, de part et d'autre de l'océan, prises dans un processus économique qui leur échappe : "on leur donne notre travail à faire, mais elles nous le prennent pas ..." dit Marie-France.
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