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"Roland Dumas, le mauvais garçon de la République"

Le Figaro

France 3 : ROLAND DUMAS, L’ART DE LA SÉDUCTION
Ce jeudi à 23 h 30, la chaîne retrace le parcours brillant et sulfureux d’un aventurier de la politique.

Toute sa vie, au fil de son parcours brillant et sulfureux, Roland Dumas a laissé son charme agir. Sur les femmes, bien sûr, mais aussi sur les hommes. C’est ce qui frappe avant tout dans l’excellent documentaire de Patrick Benquet, Roland Dumas, le mauvais garçon de la République , diffusé ce soir sur France 3. Un film dans lequel l’intéressé, âgé aujourd’hui de 95 ans, s’exprime face caméra, tout en jetant un œil malicieux sur un écran qui retrace son existence palpitante.
«La vie, comme elle a commencé pour moi, comme elle s’est développée, au milieu des événements qui n’étaient pas mon fait, mais qui s’offraient, eh bien j’en suis satisfait», dit celui qui fut pendant six ans le ministre des Affaires étrangères de François Mitterrand, avant d’être nommé président du Conseil constitutionnel et de devoir finalement en démissionner, dans le fracas de l’affaire Elf.
Une personnalité de diplomate
Né en 1922 à Limoges, le jeune Roland s’engage dans la Résistance à 18 ans, sur les traces de son père. Georges Dumas, chef pour le sud-ouest de la France, dénoncé, est fusillé par les nazis en mars 1944. Un drame qui marque à jamais celui qui, poursuivi par les Allemands, monte à Paris. À la fin de la guerre, le jeune homme reprend ses études de droit. En 1950, il devient avocat et se fait connaître en défendant le résistant communiste Georges Guingouin. Puis il se lance en politique. La façon dont il est élu député de la Haute-Vienne en 1956, avec le soutien à la fois des communistes et de Poujade lui-même, résume sa personnalité de diplomate. Ce n’est pas un hasard si, dans ce film, Pierre Joxe, Hubert Védrine, mais aussi Jean-Marie Le Pen lui témoignent amitié et respect. Et la journaliste Raphaëlle Bacqué d’ajouter: «Ce qui compte le plus pour Roland Dumas, ce sont les hommes, plus que les idées».
Blaise de Chabalier, Le Figaro

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